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Un peu d’histoire familiale... ou la passion des objets anciens.

Mon grand-père était l’aîné de 11 enfants, dans une famille d'agriculteurs montagnards . Il dût quitter les siens, vers 14 ans, pour trouver du travail et aider sa famille.
Ses pérégrinations, via Paris, Londres et Lyon, le conduisirent finalement à Chambéry où il épousa une commerçante. Il devint donc, vers 1920, négociant en « épicerie, primeurs et boissellerie ». Le magasin proposait, entre mille autres choses, des ustensiles de bois destinés à la vie quotidienne et à l’activité agricole.

le magasin : cliquer pour agrandir

Ma mère grandit dans cet environnement. Elle ne poursuivit pas l’activité commerciale. Mais quand arrivèrent l’aluminium, puis la matière plastique, elle sentit la menace pour les objets de bois et eut à coeur de les conserver.
Elle donna très tôt à ses enfants le goût pour ce patrimoine. Nos cadeaux de fête et d’anniversaire étaient donc, le plus souvent, des objets anciens... ceux qu’on trouva plus tard dans la brocante et les antiquités !

Ma collection :

Ma mère m’offrit mon premier « gonvier » pour mes 15 ans. C’était un coffin tourné, de la région de Chambéry.
Quand je m’installai à Lyon, pour 5 ans d’études, je fixai au mur le gonvier, empli de "carlines" (chardons) de Maurienne... Puis mon beau-frère, agriculteur, m’offrit un « couiller » haut-mauriennais. Deux coffins, de formes bien différentes. Coup de foudre... début d’une collection.

Dès lors, je me mis en recherche. Dans chaque région traversée, chaque pays visité, j’ai essayé de dénicher l’objet : bressan, auvergnat, basque... ou italien en m’informant, autant que possible, du mot le désignant.

Souvenir des marchés de Susa, Bussoleno, Turin : discussions avec les vendeurs de matériel agricole. Finalement le marchand trouvait dans sa camionnette 2 ou 3 exemplaires, décorés ou porteurs d’initiales, mais fendus ou percés (les propriétaires les avaient remplacés par du zinc ou du plastique). Il me les cédait pour une somme symbolique, sans trop comprendre... « Ma, non tengono acqua ! » (ils ne gardent plus l’eau !)

Et, quand on collectionne, on le dit. Les proches, les amis vous font des cadeaux... J’ai été particulièrement aidée !

Taquinée aussi, à une certaine époque ! Pensez donc : une jeune fille passionnée d’objets de forme plutôt phallique, portant le nom de "couiller" ou "couillard" !!!

Ma collection actuelle comporte 65 gonviers, de bois d’essences diverses, à l’exception de deux cornes de vaches, et trois exemplaires de métal (étain, cuivre, zinc). Mes acquisitions sont plus rares maintenant : après les brocanteurs, les antiquaires proposent l’objet à des prix plutôt dissuasifs !

J’étoffe donc la collection du côté des mots et des documents concernant le gonvier, mais aussi la faux et son usage, la fenaison... Photos, cartes postales, articles de tous pays et de toutes régions sont les bienvenus !

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