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A propos de gonviers, coffins ou autres appellations...

Trouvé ou reçu sur le net :

petit_gonv


voir les acquisitions de l'été 2008
Merci à  "Thierry, toujours montagnard dans l'âme" pour son témoignage, ses mots et la photo ci-dessous

photo (miniature) de fauche avec bia
gonvier ludo arriere gonvier ludo profil

Gonvier ancien, ayant servi à un faucheur droitier...
Il est beau ! Merci Ludo.

Les coffins : Boucard, dans son livre "Les outils taillants", les appelle "couis" ou "buo" et dit que, selon le terroir, on pouvait mettre "du cidre pour humidifier la pierre, ou encore du cidre salé, du vinaigre, salé ou non, un mélange d'urine et de sable, de la terre sableuse vinaigrée, de l'argile mouillée, de l'eau et du grès pilé ou toute une pharmacopée d'herboriste, du millepertuis avec une peau de vipère, de l'arrête-boeuf (ononis) ou de l'herbe à faux (stellaria media) avec du vinaigre"...
Je trouve cette description très imagée ! ... et savoureuse ! Il aurait pu dire aussi que la solution de l'urine était souvent employée car lorsqu'on fauchait toute une matinée depuis 5 heures en été, l'eau n'était pas toujours à portée de main... Nous voici du couillard à l'urine ; la boucle est bouclée...

Grâce à Jean, la collection s'enrichit d'un nouveau gonvier - coffin (originaire du Limousin ?) à la pointe si particulière. Merci !

 

"Lors d'un voyage en Autriche, j'ai été émerveillée par les coffins du "Tiroler volkskunst museum" (musée des Arts et Traditions Populaires du Tyrol, à Innsbruck."

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"Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un modèle "rare". D'ailleurs, si tu as remarqué, je l'ai passé à la cire à dorer (couleur cuivre) pour m'en servir d'objet de déco. On s'en est longtemps servi dans la cuisine pour y ranger.... la pierre à aiguiser, mais ce n'était pas l'idéal : il se tachait de traces d'eau. Alors il a fini accroché avec un bouquet de fleurs sèches et fut oublié. Je l'ai ressorti de son anonymat il y a peu de temps."
le petit musée du chat

(1) le sabouret est un sable blanc très fin du Boulonnais dont le faucheur se servait pour aiguiser sa faux.

(2) le pinceau : morceau de bois de lilas au bout duquel était sertie une grosse touffe de poils longs et moyens de porc et de sanglier. Quelquefois aussi y était joint du crin de cheval ou d'âne.
Le "pinceau" était imprégné de suin ou de suif et plongé dans le sabouret. Cet amalgame préfigurait la pâte d'émeri. Ainsi paré, le pinceau était promené à plusieurs reprises sur

(3) l'étrique (la partie la plus effilée de la faux, soit le tranchant). Cet affûtage se réalisait après avoir battu au marteau le fer avant fauchage.

Quant au mot "coffin" ou "cofin", c'est un petit panier ou un petit coffre (souvent un panier à fruits en 1220). C'est aussi un cercueil (anglais) !  Amitiés et au plaisir de vous lire JYL.

Merci de vos contributions !

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